Séries "Les Singes de la Vérité: Je vois Tout ! J'entends Tout ! Je dis Tout" !

 "Dire la vérité n'est donc un un devoir qu'envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n'a droit à la vérité qui nuit à autrui"

 (Benjamin Constant)

La cryptographie est une discipline de la cryptologie (la science des secrets), s’attachant à protéger des messages assurant confidentialité, mais aussi d’authenticité et d’intégrité.

Jésus Pistis Sophia 8

 

La Pistis Sophia création vidéo

 

 

AVERTISSEMENT

 

Cet essai roman-poétique est une œuvre fictive à caractère de réflexion philosophique. Cependant l’œuvre est basée sur la recherche de la Vérité à des événements réels. Cet essai n'a pas de vocation à des pensées religieuses et ni de sectes.

 

 

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                                                    La Pistis Sophia

 

      La Pistis Sophia a cependant apporté à la religion bien de découverte dans la période des chrétiens primitifs; cependant elle aurait généré le doute. Dans l’écriture Copte Gnostique la question à poser : est-ce que l’origine de la religion par Jésus le Christ est un peu dévié par Philippe, son narrateur ? Le Copte est en réalité une forme de sténographie, des scribes d'époque. Ils prenaient des notes rapides, de façon d'arranger, plus tard, les textes à leur gré. Il est pensable que ces notes sont guidées sous des ordres majeurs pour permettre par la suite à l’initiation. De même la certitude du vrai récit, en écriture Copte, perd cependant son authenticité face au récit fidèle du texte d’origine. D’autant plus que les textes semblent vouloir valorisé Marie Magdala. Cette dernière ou bien Sophia représente pour l’auteur, la féminité vers le ciel. Tant à Jésus la représentation masculine de la terre. Le véritable problème dans la Pistis Sophia, c’est sa valeur. Le livre nous livre un enseignement spirituel. Un enseignement d’ordre philosophique et des études à établir la Vérité sous forme de parabole. Est-ce afin de mieux protéger le plus longtemps le secret de la Vérité ?

     Les Codex de Nag Hammadi furent cachés mais pourquoi et par qui ? Nous en serons jamais. Certains pensent qu’ils sont connectés avec un temple celui d’Hathor à Dendera ou bien à Alexandrie en Égypte. Ce qui est important d’en souligner ce n’est pas la valeur du texte mais se diriger vers sa suite à donner, ceux qui influenceront bien d’autrui. L’Ordre du Prieuré de Sion c’était référencé sur des bases du Copte en occurrence Gnostique. Un enseignement digne de Platon, de Socrate, d’Hérodote ou des grands philosophes de ce monde. Platon se rendit lui-même en Égypte, où il y demeura de nombreuses années, et où il fut Initié aux Mystères d'IsisA l'image de ses deux ancêtres, Platon rétablit l’École des mystères, d'une façon plus cachée, à travers l'Académie, sorte d'université laïque et dans laquelle furent renouvelés tous les enseignements pythagoriciens. Il eut une influence considérable qui se répandit jusqu’en occident et notamment à travers les plus grands mouvements futuristes.

 

                Apôtre Pierre Sion 5 Platon et le signe de Vinci

                 Platon (Raphël)

 

        Platon est représenté comme un philosophe qui nous invite à écouter un message de là haut, comme si ce doigt, cette index montant la direction du ciel veut nous montrer la Vérité. Platon était plus important que le personnage lui-même. Il s’efface au profit du néant, du non-être philosophiquement. Aussi dans l’œuvre de Léonard de Vinci, Platon est représenté par le personnage d’un « Saint-Jean-Baptiste » avec cette index vers le Ciel. Saint-Jean-Baptiste aurait-il vécu comme Platon à ses débuts ? Cela signifie que de Vinci nous montre l’origine de la religion chrétienne. Il est né d’un mouvement philosophique d’un Socrate et d’une mouvance platonique.

 

 

                St-Jean le Baptiste de Vinci

                 "Le Saint-Jean-Baptiste" Léonard de Vinci

 

      De nombreuses études de Léonard de Vinci comportent ce geste du doigt levé. Dans les premiers essais sur carton sur « La Sainte Anne ou La Vierge aux Rochers », c’est Sainte-Anne qui pointe l’index vers le ciel. Il y a un rapport avec Jean-Baptiste et d’ailleurs dans le portrait «  le Saint-Jean-Baptiste » on voit bien le doigt levé vers le ciel. Dans la Cène également, l’un des personnages, Saint Thomas, lève l’index vers le ciel à la gauche du Christ. La devise de Saint-Thomas : « c’est de croire ce qu’on voit ». Le Ciel par Dieu est le seul à connaître la Vérité. Qu’est-ce qu’on voit qui ne se voit pas ? Dans « La Cène » qui représente le dernier repas du Christ, douze personnages en quatre groupes de trois représentant les 12 signes zodiacaux (Univers). Cependant à la droite de Jésus qui est représenté en « Soleil » se trouve Jean sous le signe zodiacal de « la Vierge ». Jean est remplacé par Marie-Madeleine ! Mais le bras inexpliqué du treizième apôtre tenant un couteau, signe de la trahison et pour ce fait représente le treizième signe zodiacal « le Serpent » ?

Ce n’est pas étonnant que le sujet de l’un des plus grands succès du cinéma, tiré du best-seller le Da Vinci Code, ait été inspiré par les œuvres de Léonard : Il y a autant de mystères, de secrets d’images cachés et cryptés que de vérité révélée. Il y a une phase cachée de Jésus qui est une personne sensible et émotionnel. Il cache dans son enseignement philosophale du christianisme-primitif, ses émotions et sa vie privée.

 

 

             Ancolie Fleur

             Fleur ancolie

 

        Léonard de Vinci aimait le symbolisme, et il fit de la fleur d’ancolie une autre signification. Il faut dire de cette fleur, qu’elle signifie que lorsque la personne qui l'offre est jetée dans un grand trouble sentimental ou émotionnel; on attend en retour un apaisement ou du réconfort. L'ancolie est donc la fleur de l'Initié. De ce fait, voici Léonard affilié aux doctrines dantesques. Observée dans le Bacchus (aux rochers)et le Saint-Jean-Baptiste. L'ancolie se reconnaît dans le Saint-Sébastien du musée de l'Ermitage, cette œuvre si éminemment platonicienne (Platon), en dit beaucoup sur la religion. Il convient de dire que Léonard de Vinci fait partie de la famille des initiés. A ce titre, il est tenu de ne pas révéler ses connaissances aux ignorants de peur qu'ils la piétinent, et par conséquent, qu'ils n'en puissent retirer les bienfaits. D’après Paul Vulliaud dans son livre qui s’intitule : "La pensée ésotérique de Léonard de Vinci ". Le symbolisme est en relation avec l'état psychologique de l'artiste. Il devient comme une langue universelle car tout dans la nature peut être transposée à des idées d'ordre différent et l'initié. On utilise les symboles pour masquer ceux de l’artiste-peintre veut réellement exprimer. C’est le principe même de la cryptographie, (la science des secrets), s’attachant à protéger des messages assurant confidentialité, mais aussi d’authenticité et d’intégrité. La théorie du symbolisme, disait Platon, n'est qu'une image d'un exemplaire divin, et ce qui rejoint l'enseignement d'Hermès Trismégiste ; « Ce qui est en haut (le monde divin) est comme ce qui est en bas( le monde matériel). » Plotin s'exprimait ainsi : « C'est la beauté des choses sensibles qui révèle l'excellence, la puissance et la bonté des essences intelligibles et il y a une connexion éternelle entre les essences intelligibles, qui existent par elles-mêmes, et les choses sensibles, qui en tiennent éternellement l'être par participation et qui imitent la nature autant qu'elles le peuvent ». Le symbolisme qui est une loi de la nature devient également une loi de l'esprit humain. Si Dieu s'exprime aux hommes par des signes, par des paraboles; l'homme qui s'adresse à lui utilise tous les signes dont son intelligence dispose. Si Léonard de Vinci s’exprime dans ses œuvres par la fleur l’ancolie et les oiseaux, un autre artiste du nom de Luini représente Jésus au milieu des docteurs de la loi. De l’index de sa main gauche, le Christ montre aux docteurs trois doigts de sa main droite. Ces trois doigts en éventail ne suggèrent-ils pas immédiatement le Verset 7 du chapitre V de la première épître de Jean :« Car il y en a trois qui rendent témoignages dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ; et ces trois sont une même chose». Le symbolisme est une langue universelle. Léonard de Vinci, comme bon nombre de vrais artistes, célèbre le Divin. Office de la Religion de la Beauté au moyen des Rites ésotériques dont les organes de la pensée sont les Rythmes, les Fleurs et Lumière qui symbolises l’âme. Tout comme les artistes qui utilisent le symbole approprié pour exprimer une idée ou un sentiment précis. Une multi représentation de cette fleur, l’ancolie, est dans la plupart de ses tableaux pour rappeler son initiation. Dans l’esprit du maître, Platon évoquait la Lumière et l’illumination comme un moyen d’unification entre le divin et le vivant. Léonard utilise beaucoup la perspective dans sa fresque, la Cène: celle-ci prolonge la salle réelle du réfectoire par un trompe-l’œil du plafond et des murs latéraux. Mais il faut remonter à « L’École d’Athènes », fresque réalisée par le peintre italien Raphaël. Il symbolise les figures majeures de la pensée antique, l’univers de la Philosophie comme un chemin vers la connaissance et les personnages représentés sont les fameux philosophes classiques. La scène se déroule durant l’époque classique, reconnaissable par l’architecture et les vêtements de cette époque. Les personnages situés au centre et les plus identifiables sont Platon et son disciple Aristote, les fondateurs de la philosophie occidentale. Les deux philosophes tiennent un exemplaire de leurs livres (le Timée et l’Éthique) et effectuent des gestes qui représentent l’allégorie de leurs idées. Platon pointe son index vers le haut, en suggérant ses théories cosmologiques, pendant qu’Aristote dirige la paume de sa main vers le sol, rappelant ses fondements de la pratique éthique et la science morale. Elle veut rappeler le Féminin de Marie Magdala qui représente pour l’auteur, la féminité vers le Ciel. Tant à Jésus le Masculin sur la Terre dans la « Pistis Sophia » par exemple.

 

Jésus Pistis Sophia 5

 

 

      Léonard captait et peignait les mouvements de l’âme. Il nous émeut parce que ses créations nous parlent au plus profond de notre âme, d’une élévation spirituellement.

Ce qu’il faut savoir de Léonard, il était totalement ambidextre. Ce qului permettait de jouer sur les symétries. Lamphibologie était sa principale signature. Ce génie de l’observation, de la synthèse de l’image et de la représentation picturale transformait un être terrestre en un être de divin céleste. Ce doigt pointé vers le Ciel nous indique notre futur, cette Féminité au nom de Magdala ou voir plus loin d’Isis ! Cet index pointé donne une autre dimension à ses œuvres en un monde qui cherche le divin, le sacré, la Vérité, là, il faut dire comme Saint-Thomas, il faut voir pour croire. D’ailleurs de Vinci était pour les croyants, le peintre du Saint Esprit, pour les non-croyants, le peintre de l’esprit.

 

Nous sommes fin XVe, début XVIe siècle, l’Italie est le berceau d’un mouvement qui révolutionna tous les arts : la Renaissance. Le savoir allait se diffuser grâce à l’invention récente de l’imprimerie, les dogmes allaient être remis en question grâce aux découvertes de différents scientifiques, appelés plutôt à mourir pour hérésie qu’encensé pour grands savoirs ! Entraient en scène Nostradamus et Saint-Malachie que les pages à venir s’ouvreront par leurs prophéties.

C’est à cette époque que l’on vient de redécouvrir les écrits des philosophes antiques, après la chute de Constantinople et la fuite en Italie de nombreux érudits arabes. Le monde allait connaître les prémices du siècle de Lumière. Léonard de vinci était un précurseur en la matière. Dans ces philosophes grecs antiques, Léonard c’était certainement inspiré d’Hermès Trismégique, fondateur de l'aristotélisme et du galénisme. Il est dit dans un de ses textes que  Tout ce qui est en haut est en bas” et inversement. « Ce qui est en basest comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose »...

   La mort de Socrate de David 01

 La Mort de Socrate tableau, réalisé par le peintre français Jacques-Louis David, en 1787 

    Le philosophe Socrate, qui est mort en 399 avant Jésus-Christ, parle d’un sauveur du Monde, d’un messie qui est promis par Dieu lui-même et qui était annoncé par les prophètes, attendu par le Juifs et désiré des autres nations. L’arrivée d’un sauveur venant par une volonté de Dieu, est une forme de volonté collective mais aussi la création philosophale de l’homme. C’est là un désir humain d’attendre et d’espérer que le ciel nous apporte son fils (mi-homme et mi-dieu). Cette espérance de divin est né dans les textes égyptiens, phéniciens, chaldéens antiques. Socrate est non seulement un, parmi les prophète, à annoncer cette venue du Christ sur Terre. Mais, il parle du sauveur de manière positive sur la pensée et le moral des troupes. Le Messie est attendu de tous car c’est lui et bien lui qui sera faire ramener les décideurs à leur juste raison. Pour Socrate l’Homme à un besoin de croire à ce qu’il voit et le Christ est une preuve véridique. Qui sera enseigner mieux que lui la valeur de la sagesse et de la spiritualité ? Qui sera mieux enseigner nos sentiments envers nôtre créateur, Dieu mais aussi envers les hommes qui nous font du mal ? Pour Socrate, le Sauveur c’est celui qui doit dissiper les ténèbres de l’ignorance, par ses paroles remarquables.

 

« Nous offrirons des couronnes et les dons que la loi prescrira, lorsque je verrai ce jour désiré, et j’espère de la bonté des dieux qu’il tarera pas à venir ». Platon s’exprimait aussi autour de la venue du Sauveur, dans le Timée, il disait : «Au commencement de ce discours, invoquons le Dieu Sauveur, afin que par un enseignement extraordinaire et merveilleux, il nous sauve en nous instruisant de la doctrine véritable. » Il y ajoutait : « Le juste parfait ». Dans son traité de la république il s’appuyait sur ces mots «  est celui qui cherche non pas à paraître vertueux, mais à l’être...Il faut qu’il soit dépouillé de tout, excepté de la vertu : il doit n’en avoir pas même la réputation, mais passer pour injuste et méchant;et comme tel être fouetté, tourmenté, mis dans les chaînes, privé de la vue, et après avoir souffert toutes sortes »

 

Le moment est enfin arrivé, où le crime du premier homme va être expié, où le genre humain va être arraché à l’enfer, et réconcilié avec son Créateur. Jésus-Christ, fils de Dieu, Dieu lui-même, se revêt d’un corps mortel, et s’expose à toutes les douleurs et à toutes les infirmités des hommes coupables qu’il veut sauver :

- L’obéissance

- La reconnaissance

- La Paix.

 

                    Jésus Pistis Sophia

                       

 

       La Pistis Sophia intrigua Paul Doubert et Marie. Paul était capté par la réunion philosophale que tenait en maître de cérémonie, Noël. Moins réticente aurait été Marie, sa fille, elle trouvait que la philosophie était inventée pour des fous pour mieux spéculer le monde. Elle se trompait déjà dans la croyance des Écrits de l’Évangile aux détriments de la main de l’Homme. Dans les textes apocryphes de la Pistis Sophia Marie et Paul vont être sublimés par les connaissances d’un peintre inconnu qu’est Noël Salvatrice. Ce dernier ouvre cette réflexion sur la Sagesse Sophia :

 

̶  Savez-vous le nom qu’on donna à ces documents trouvés en Égypte ? Le ‘’Pistis Sophia’’ c’est un livre apocryphe dicté par Jésus à ses apôtres après la résurrection et écrit par Philippe. L’Église catholique romaine n'a jamais accepté un tel livre, on dit que le manuscrit a été trouvé en Égypte dont 718 papyrus écrits en Copte, et qui ont été publié pour la première fois en France en 1851. Ensuite, il y a eu une version en Anglais.

̶  Oui je connais ce titre, Paul, il correspondait à une production gnostique digne d'intérêt. Nous croyons devoir lui consacrer ici une place qui justifie son importance, si vous le désirez.

̶  Cela me pose aucun problème, dit Paul.

̶  Il en est de même pour moi père tu peux commencer, répond Marie !

̶  Le Sauveur en est le principal personnage de ce livre, explique Paul en résumant les écritsCederniers se composent d'une série de plusieurs entretiens que le Christ vivant donne, après sa mort, à ses disciples.

̶  Père c’est le principe de la résurrection dans la bible, dit Marie…

̶  Ré-suscitation ou résurrection il n'en est point ! C’est hors de propos de ranger cet écrit à la suite des évangiles apocryphes, répond sèchement Noël. Il s'en écarte d'ailleurs complètement par le style et le genre des récits ; il n'est plus question des miracles opérés par Jésus, il ne s'agit plus d'événements empruntés au Nouveau Testament et plus ou moins défigurés ; tout se joue sur les ténébreux mystères d'une théologie incompréhensible et d'une cosmogonie chimérique.

    Le manuscrit de la Pistis Sophia existe au Musée britannique ; c'est un in-4° de 318 pages, écrit en double colonne et en langue copte. Il provient des collections d'un médecin célèbre, le docteur Askew. D'après la forme des caractères, sa date peut être fixée au VIIe ou au VIIIe siècle de notre ère. Un orientaliste dont nous avons déjà parlé au sujet des écrits attribués à Salomon, Woide, donna à son égard une notice bien insuffisante (voir le Journal des Savants, 1773). Il pensait que cet ouvrage était le même que la Fidelis Sapientia, qui, au dire de Tertullien, avait Valentin pour auteur.

 

̶  Ce livre limite, dans sa contexture, la forme dramatique, insiste Noël. Le Christ, après sa résurrection, passe douze années à converser avec ses disciples et à les instruire dans les mystères d'une science supérieure dont ses enseignements, pendant sa vie terrestre, n'auraient été qu'une imparfaite révélation. Les disciples et les saintes femmes paraissent tour a tour en scène, et proposent des questions à Jésus, qui les résout suivant les données gnostiques, de manière à leur donner un cours complet de cette doctrine. Ces questions embrassent la cosmogonie, la théorie des émanations, la nature et la hiérarchie des esprits et des génies, la discussion de l'origine du mal physique et moral. L'ouvrage se termine par le récit d'une cérémonie où figurent Jésus et ses disciples, et qui reproduit probablement l'une de celles du culte gnostique.

 

   Jésus Pistis Sophia 4

 

«Dans des hauteurs dont l'œil ou la pensée ne peut sonder l'impénétrable abîme, réside le premier de tous les mystères, la fin de toutes les fins, le père de toute paternité, celui qui est lui-même son père, l'être que l'on n'adore que par le silence et l'extase, et duquel découle la grande lumière des lumières ».

« La Fidèle sagesse, Sophia, ayant levé les yeux vers ces splendeurs infinies, brûla du désir de s'élancer jusqu'à elle ; mais les Archons¹, jaloux et irrités de ce qu'elle avait conçu cette pensée ambitieuse, la précipitèrent dans les ténèbres. Égarées, éperdue dans ces régions désolées, elle implora la lumière, la suppliant de l'aider de sa volonté toute puissante à remonter dans le lieu d'où elle avait été bannie. Dans ses élans de regrets et d'amour pour cette clarté ineffable dont la vue lui a été ravie, elle lui adresse treize cantiques qui, pour le sens et l'intention dans laquelle ils sont récités cadrent avec un pareil nombre de psaumes du Roi David choisis parmi ceux qui s'accordent le mieux avec sa situation, l’intelligence :

«L’intelligence, première vertu Philosophale, est l’attribut de ce qui correspond à la vision, l’intuition, la pénétration des êtres et des choses(…). Comme telle l'intelligence est donc la connaissance (en grec : gnosis) des principes éternels, des aspects pléromatiques de l'Absolu, la science du Bien et du Mal, mais en tant que leur perception relativement confuse, voire imprécise. C'est elle qui nous donne, au contraire de l'aveuglement, la possibilité de percevoir sous des espèces, des objets ou des êtres matériels ce qui les relie aux pôles opposés du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres ».  

 

¹Seigneur ou du grec ancien ἄρχων, arkhon (Maître, chef, guide), dérivé de ἄρχω, arkhô. 

Fin de l'épisode 4

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